Lorsque les premiers habitants de Vouvry défrichent le coteau, ils découvrent l'étroit passage entre le roc et le marais où divague le fleuve. Ils décident de construire une lourde porte qui est gardée afin de protéger leurs champs du pillage.

Des monnaies romaines des 3e et 4e siècles, de l'empereur Aurélien et de l'impératrice Hélène, découvertes en 1824 dans une espèce de redoute murée sur le site attestent de la présence d'un péage (voir tarifs) à l'endroit de cette "porte dans le rocher" (= sex, rocher, vient du latin saxum).

La construction du château de la Porte-du-Scex se déroule entre 1672 et 1678 (document rero.ch) aux frais des communes du dizain valaisan. Il est primitivement entouré de fossés et l'on y accède par un pont-levis, aujourd'hui disparu. En plus de poste de garde, de douane, il sert notamment de dépôt de sel et de résidence au châtelain du Bouveret.

En 1815, le passage de la porte n'est plus payant... Le pont-levis est supprimé et le fossé est comblé.

Jusqu'en 1838 on franchit le Rhône en bac. Du matin au soir, c'est un va-et-vient incessant du bac. En raison du fort trafic de bateaux naviguant sur le fleuve, il faut parfois crier et attendre des heures entières pour se faire entendre des bateliers et pouvoir traverser.
En 1838 un pont de 60 mètres en bois de mélèze est construit sur le canal Stockalper et le Rhône.

En 1902 un terrible orage provoque la rupture des digues du Rhône et noie la plaine sous un mètre d'eau. La communication entre Le Bouveret et Vouvry se fait par bateau. La façade nord-ouest du château s'écroule sur la voie ferrée et le pont de bois est emporté. Celui-ci est remplacé par l'actuel pont en fer en 1904. A cette époque, une telle construction demandait un certain sens de l'équilibre.

En 1935, on voyait encore, dans les murs reliant la tour au rocher, les gonds de la porte voûtée et fortifiée. Cette même année, ce mur crénelé qui fermait le passage est démoli.

Aujourd'hui le châtau abrite le musée du Chablais

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