Entre le 5e et le 6e siècle le Valais voit l'arrivée de nouveaux venus : à Vouvry, en défrichant une forêt de châtaigners en 1898 au lieu dit "En Bovairon", M. Cornut découvre 23 sépultures burgondes de la période franque ou mérovingienne (les informations précises manquent à l'heure actuelle). Ces tombes, orientées d'ouest en est sont hermétiquement closes et formées de dalles en calcaire des Alpes. Elles mesurent en moyenne 1,8m de long et 60cm de large.
Plusieurs d'entre elles renferment des objets divers tels que sabres-poignards, plaques et boucles de ceinturons et une bague en or.
Les ossements recueillis, dont plusieurs féminins, permettent de déterminer que la taille moyenne est de 1m68 pour les hommes et 1m60 pour les femmes, ce qui est élevé pour l'époque. 
Les Burgondes venaient de la Baltique, conquérants en marche depuis le 3e siècle. Ils occupent la Savoie dès 443 et Vouvry en 456. Leur roi Sigismond, en 516, restaure l'Abbaye de Saint-Maurice et lui donne Vouvry sous le nom de "Vouregium".

le roi Sigismond
monnaies à l'effigie du roi Sigismond

En 563 le célèbre effondrement du Tauredunum, montagne située au-dessus de Vouvry et des Evouettes provoque un soulèvement des eaux du lac Léman ainsi que la destruction d'un village nommé Saveuroz, dont on a retrouvé des débris sur l'actuel vignoble des Evouettes.
Avant cette catastrophe, le lac s'avançe probablement jusqu'à la Tuillière de Barnex couvrant les villages actuels des Evouettes, Chessel, Noville et Crebellay.

Vers l'an 800 Vouvry passe sous la domination des Francs, Charlemagne y aurait séjourné et libéré notre paroisse des charges féodales les plus onéreuses pour services rendus. Pour commémorer ces bienfaits, un bal en plein air, faisant suite à l'office religieux, est donné à l'emplacement actuel du cimetière de Vouvry chaque 28 janvier jusqu'à la fin du 19e siècle

A relever que n'est que vers le 9e siècle que des populations germanophones venues de l'Oberland bernois s'installent dans l'actuel Haut Valais.
Cette époque marque aussi le début de la féodalité : les paysans doivent céder leurs terres aux seigneurs tout en en détenant l'usage moyennant une redevance annuelle. Le servage disparaît peu à peu.

Au 10e siècle, Vouvry, comme bien d'autres villages, n'est certainement qu'une agglomération de quelques "villae", soit domaines ruraux où, à côté de la maison du maître se trouvent les habitations des paysans auxquels incombent l'entretien et la mise en culture des terres. Les progrès techniques du labour, de l'assolement triennal et le recours à l'eau pour la mouture améliorent l'économie rurale.

Dès le 11e siècle des cités bâties autour de leur château voient le jour. Des artisans y travaillent le textile, le cuir, le bois, le fer, l'étain, l'orfèvrerie et la construction. Une solidarité économique s'établit entre ces artisans urbains et les paysans des campagnes. Des marchés se développent à Aigle et à Monthey.

En 1158, la seigneurie de Vouvry appartient à l'abbé de St-Maurice et Guillaume de la Tour en est son vidomne. Ce dernier administre la justice et a le droit de vie ou de mort sur les sujets.

Entre le 11e et le 13e siècle la population croît dans le Chablais et atteint un niveau proche de celui du début du 19e siècle. En 1367, Vouvry compte 89 "feux" entre plaine et montagne.

Puis une décroissance s'amorce dès 1349 en raison des épidémies de peste. La première décime jusqu'à 40% de la population. D'autres vagues se succèdent, toutefois moins meutrières, entre 1361 et 1451, perturbant fortement l'économie.
A Vouvry, la peste noire sévit de 1346 à 1349 et réduit sa population à 16 feux. Les bras manquent pour cultiver les terres disponibles et l'on plante des châtaigniers dans les biens-fonds gagnés par défrichement sur les taillis communaux dans les hauteurs du village.

Au recensement de 1367, on dénombre 89 feux, ou ménages, à Vouvry, dont 48 en plaine et 36 en Miex, soit entre 400 et 500 habitants.

Dès 1450 une lente croissance reprend et notre village compte 50 feux en 1469 et 70 en 1452.

De 1384 à 1476, Vouvry appartient à la châtellenie savoyarde de Monthey et dépend de la seigneurie de l'Abbaye de St-Maurice.

Carte de Vouvry au Moyen-Age

En 1475, l'évêque de Sion Walter Supersaxo reconquiert le Valais occidental qui appartenait à la Savoie. Dès 1477, le Bas Valais jusqu'à Monthey devient sujet des Hauts-valaisans, future République des Sept Dizains.

En 1485, il est procédé à un recensement des ménages qui répertorie les patronymes suivants : Dupont, Geneveys, Levet, Pignat, Valloz, de Borjoli, Goillon, Collomb, Garnini, Coquard, Geneveys, Parchet, Delavy, Coppelli, Coppellini, Melley, de Nucé, Bargot, Valloz, Borjali, Sovy.

Sources diverses
Médiathèque Valais

Création site web Infoteam