Le Valais de l'entre-deux guerres est encore assez mal connu. La société reste essentiellement agricole : 57.9% de la population en 1910 et encore 47.8% en 1941.

La chimie et la métallurgie sont les industries prédominantes alors que les autres industries régressent ou stagnent (tourisme, construction, mines, alimentation et habillement).

L'énergie hydraulique représente un enjeu économique important. Pour faire face à la demande croissante d'électricité, les usines sont modernisées et de grands barrages sont mis en chantier : Barberine (1920-1926), pour l'électrification des chemins de fer fédéraux, et la Dixence (1929-1935).

Subventionné par la Confédération, le réseau routier continue à se développer.

Situation sanitaire

La précarité des conditions d'existence s'accompagne souvent d'une situation sanitaire désastreuse. Le manque d'hygiène, l'insalubrité des logements, l'alcoolisme et la misère, ainsi que la sous-alimentation font des ravages, particulièrement parmi les populations de montagne.

La condition des ouvriers d'usine n'est guère meilleure et la pollution de l'air contribue à une augmentation des maladies des voies respiratoires.

La situation est aggravée par le manque d'infrastructures de soins, l'absence d'une politique de prévention et une législation obsolète en la matière. Le Valais est l'un des cantons connaissant le taux de mortalité le plus élevé : 15 pour mille entre 1920 et 1930, la grippe et la tuberculose font des ravages.

La seconde guerre mondiale

L'agriculture

Privés d'importations, les grands marchés urbains se tournent vers les productions indigènes.

En 1943 le Valais met 2,2 millions de kg de fraises sur le marché suisse. En plus des traditionnelles asperges, choux-fleurs et tomates prospèrent dans la plaine du Rhône. Dans le Chablais, le tabac prend possession des nouvelles terres gagnées à la culture (158 ha en 1946). Les pommes et les poires s'écoulent en Suisse-alémanique. Dans la vigne, une série de récoltes remarquables se succèdent avec plus de 20 millions de litres.

L'industrie

Avec la fermeture des frontières, le Valais tire son épingle du jeu grâce aux ressources du sous-sol et des rivières. Suite à l'envolée des prix du charbon, les anciennes mines d'anthracite rouvrent les unes après les autres et la production atteint jusqu'à 14'000 tonnes par mois en 1943. Puis le marché s'effondre après 1946 car l'anthracite valaisan brûle moins bien que le charbon importé.

L'industrie hydro-électrique poursuit son développement.

Les grandes industries s'installent près des rivières de manière à disposer de l'énergie électrique nécessaire. Ciba, Alusuisse et Lonza sont les principaux employeurs du canton.

 

 

Sources diverses
Médiathèque Valais

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