De 1848 à 1914, le Valais se modernise sous l'influence d'étrangers venus y chercher du travail et une certaine prospérité.

D'importants débats agitent cette période, notamment la question scolaire.

En été 1859, on inaugure la ligne Bouveret-Martigny. Une année plus tard le train arrive à Sion, puis dix ans après à Brigue. Les routes des vallées latérales, dont celle du val d'Illiez sont agrandies et améliorées. Dès 1858 la route est carrossable jusqu'à Champéry et permet de rejoindre le premier hôtel construit en 1857. La liaison par chemin de fer est achevée en 1908. Le tourisme connaît alors un grand essor.

Grâce à l'endiguement du Rhône, l'agriculture devient plus productive afin de faire face à la demande croissante.

Cette période est également celle de la première industrialisation, chimique et métallurgique. Ciba ouvre une usine à Monthey en 1904.

La question scolaire

La nouvelle Constitution fédérale ayant centralisé l'armée, depuis 1875 des examens sont organisés pour juger des aptitudes intellectuelles des recrues. Le Valais occupe les derniers rangs du classement des cantons : la majorité des jeunes sont illettrés.
Les dirigeants conservateurs de l'époque ne s'en émeuvent pas car améliorer le niveau scolaire de la population serait une perte de temps et d'argent. Mais sous la pression de Berne, en 1902, une loi sur l'instruction publique est enfin édictée, garantissant une instruction primaire élémentaire et des conditions plus décentes pour les enseignants.

Ces efforts portent rapidement leurs fruits. Alors qu'en 1886 encore tiers des jeunes gens a de la peine à lire et la moitié ne sait pas écrire, en 1905 seul une recrue sur cent ne sait pas lire et quatre ne savent pas écrire.

Sources diverses
Médiathèque Valais

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