En 1536, les Valaisans s'emparent des terres savoyardes entre Monthey et la Dranse de Thonon ainsi que des vallées d'Aulps et d'Abondance, qui se soumettent à l'Etat des Sept Dizains. Des gouverneurs sont installés à Monthey, St-Jean-d'Aulps et Evian. Mais en 1544, Charles-Quint condamne les Valaisans à la restitution des terres prises à la Savoie. Cette sentence reste lettre morte jusqu'en 1569 où les Valaisans rendent à la Savoie les gouvernements du val d'Aulps et d'Evian. Le traité de Thonon fixe la frontière à la Morge de St-Gingolph.

Après une période de conflits entre les aristocrates (patriciens) et l'évêque, les pouvoirs temporel et spirituel sont séparés, le pouvoir de la Diète s'accroît. Deux personnages marquent particulièrement cette époque : le bailli Michel Mageran et le riche commerçant Gaspard Jodoc Sockalper. Ce dernier construit sa fortune sur les échanges commerciaux et contrôle la vie rurale en louant leurs terres aux paysans.

L'aristocratie valaisanne recrute des mercenaires pour le roi de France et encaisse les pensions versées par celui-ci. La culture et la langue française se répandent jusque dans le Haut-Valais.

La Réforme fait son chemin en Valais sans toutefois parvenir à s'y établir.

Le Valais produit céréales, produits laitiers, viande, haricots, pois, châtaignes, noix, escargots et gibier, sauf du sel ... Il doit s'approvisionner en sel à l'étranger car l'exploitation de quelques sources salées n'est pas rentable et cette denrée manque cruellement. Gaspard Jodoc Stockalper est le seul importateur de sel marin pour tout le Valais. Sous son initiative, de 1651 à 1659, un canal navigable est creusé entre Vouvry et Collombey, relié au Rhône. Au Vieux-Port de Vouvry, on entrepose le sel dans un bâtiment appelé "souste". A partir de là, le sel est acheminé par halage puis par la route. Ce canal, portant le nom de son instigateur, est utilisé jusqu'en 1678 et contribue à diminuer le prix du transport du sel vers le Valais.

Au 18e siècle, de nouveaux produits pénètrent en Valais, comme le tabac, les horloges, les baromètres, parapluies et parasols, ainsi que le chocolat.

La Révolution Bas-valaisanne :

Certains gouverneurs placés dans le Bas-Valais par les Sept Dizains sont sans scrupules et fixent arbitrairement amendes, péages et taxes qui gênent le commerce très développé avec le Chablais vaudois. Beaucoup de paysans vivent libres tout en étant soumis au droit d'échute, qui permet au seigneur d'hériter de leurs biens si ces derniers n'ont pas d'héritier direct.

D'autre part, les Bas-Valaisans ne sont pas "Valaisans" à part entière, ne pouvant siéger à la Diète sans obtenir le statut de franc-patriote contre une rétribution de 15 écus par Dizain, soit 100 écus!

Pour ces multiples raisons, et favorisée par l'esprit de liberté de la Révolution française et la libération du Pays de Vaud du joug bernois, la Révolution bas-valaisanne éclate le 28 janvier 1798. Le Bas-Valais est affranchi et obtient le même statut politique que les Sept Dizains.

Sources diverses
Médiathèque Valais

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