En 15 avant J.-C. le Valais est intégré à l'Empire romain. Ce territoire comprend le territoire du Valais actuel, excepté Saint-Gingolph, et une bonne partie du Chablais vaudois, probablement jusqu'au défilé de Chillon.

La population du Valais romain est composée majoritairement de tribus Celtes qui se romanisent plus ou moins. Celle qui peuple la région du Chablais est la tribu des Nantuates. 

Nous ne pouvons toutefois pas parler de colonisation romaine en Valais, si ce n'est à proximité de la route du Grand-Saint-Bernard ou la culture romaine s'est plus fortement implantée au contact des voyageurs.

Cette intégration est plutôt bien vécue car les Romains, pour asseoir leur autorité, procurent de multiples avantages aux notables indigènes. Les modes vestimentaires, alimentaires, de construction et de confort sont adoptées sans contrainte.
Les Romains sont tolérants à l'égard des divinités locales pour autant que l'on participe à leurs cultes officiels.

Le Valais connaît alors une période de prospérité et de stabilité, assurant la liberté et la sécurité de communications entre toutes les régions de l'immense Empire.

Les Romains introduisent le châtaignier et le noyer, et peut-être la vigne, en Valais. L'élevage des bovins et des porcs s'intensifie. Les marchés proposent des produits importés tels que vin, huile d'olive, céramiques, verre, étoffes, épices, etc. L'apparition de la tuile et du mortier permet des constructions plus importantes.

Dès le milieu du 4e siècle une crise économique provoque une baisse des échanges commerciaux par la route du Grand-Saint-Bernard, moins bien entretenue et infestée de bandits. Les empereurs peinent à assurer la sécurité de l'Empire. Le peuple, écrasé par la fiscalité, a de plus en plus de difficulté à survivre.

La fin de l'Empire romain est marquée par la destitution de Romulus Angustulus en 476.
Les acquis de l'époque romaine s'effritent, on ne construit plus d'installations hydrauliques et de chauffage dans les bâtiments, la maçonnerie n'est plus utilisée que pour les édifices religieux ou publics.
Les conditions de vie régressent à peu près au niveau de celles de l'âge du fer et on en revient à un régime autarcique.

Dans l'héritage laissé par les Romains, on relève deux faits essentiels : la christianisation et l'adoption d'une nouvelle langue, le latin.

Sources diverses
Médiathèque Valais

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